Les composantes d’une ville intelligente

La ville intelligente repose, entre autres, sur des innovations technologiques diverses. Bien que la technologie ne soit qu’un facteur de l’équation d’une ville dite intelligente, celle-ci doit reposer sur un système permettant d’y greffer différents éléments interconnectés et intelligents qui interagissent entre eux. Par le positionnement stratégique de différents capteurs et d’instruments de mesure disséminés sur un territoire donné, il sera possible de récolter et d’analyser plusieurs éléments clés qui contribueront à une gestion plus efficiente des infrastructures (mobilité, consommation, gestion des risques, alertes diverses, gestion des infrastructures, etc.). Il sera également possible d’interagir directement sur certains des éléments pour les besoins spécifiques liés à leur usage (abaissement de puissance des luminaires de rue par exemple). Ces données récoltées, le big data, sont ensuite partagées avec la collectivité dans le but d’engendrer un développement durable et efficace de la ville intelligente

Mobilité et déplacements

À l’heure où l’expression mobilité durable est sur toutes les lèvres, et compte tenu des efforts marqués par les administrations municipales pour améliorer les déplacements sur leur territoire, plusieurs capteurs permettent de planifier le trafic routier, les horaires d’autobus, les congestions potentielles selon les activités journalières ainsi que de prévoir les différents impacts qu’une activité, qu’une zone de travaux ou autre auront sur le flux de circulation.

Les nouvelles applications sont en mesure de guider les usagers en temps réel sur la meilleure façon de se mouvoir pour rendre leurs déplacements plus fluides et donc réduire les embouteillages.

De même, les endroits et le nombre de places de stationnement libres pourront être facilement identifiables sur le territoire, augmentant le service aux usagers et l’accessibilité aux différentes activités commerciales, sportives ou évènementielles.
 

Gestion de l’énergie et de l’entretien

L’énergie consommée par les infrastructures urbaines telles que les luminaires de rue peut représenter jusqu’à 40 % de l’énergie totale consommée par la ville. Les dépenses liées à la planification de l’entretien et à la gestion de ses infrastructures sont également élevées, sans compter la surveillance de durée de vie et des GES émis par les activités entourant cette gestion.

Le contrôle de l’éclairage urbain permet à ce jour une multitude de fonctionnalités. Notamment, l’abaissement de puissance des luminaires à des heures précises de la nuit ou en temps réel, le monitoring de la consommation, la détection des pannes en temps réel, le calcul de la durée de vie des luminaires et celui des GES émis et épargnés. Une série de capteurs peuvent se greffer au système. Par exemple, des capteurs de luminosité ou environnementaux qui permettent un ajustement automatique des flux lumineux.

L’objectif est de réduire considérablement les coûts de l’énergie et de la pollution lumineuse, mais aussi d’accroitre la sécurité des usagers grâce à des interventions plus rapides et mieux planifiées sur les luminaires défectueux.

Le même principe et le même système permettront également d’agir de la même façon sur l’ensemble des luminaires et des infrastructures de la ville.
 

Capteurs environnementaux

La qualité de l’air est un sujet d’actualité récurrent. Nous savons que la pollution de l’air a un impact significatif sur la santé. Avec les avancées technologiques, des capteurs simples, mais très efficaces, installés à plusieurs endroits stratégiques peuvent s’intégrer au réseau communicant et fournir plusieurs informations pertinentes aux usagers. Il est ainsi possible de connaitre en temps réel les taux de concentration de différentes matières nuisibles et d’ajuster nos interventions. Il est également pertinent, par exemple, de placer quelques capteurs dans des milieux hautement industrialisés afin d’analyser l’air et de permettre d’identifier les sources de contamination. Des interventions préventives pourront être réalisées et des solutions pourront être trouvées, améliorant la qualité de vie des résidents.

Le même principe est applicable aux mesures de bruit qui permettent de déterminer l’impact de certains travaux dans un secteur donné, de prendre des actions en temps réel lors de plaintes, etc. De tels capteurs peuvent être placés de façon permanente ou temporaire, selon les besoins.
 

Accès sans-fil

Puisqu’un réseau de communication est déjà déployé sur l’ensemble de la ville pour les besoins identifiés ci-haut, il devient d’autant plus facile de permettre, au choix de la ville, l’accès Internet gratuit à plusieurs endroits identifiés, comme les parcs et autres endroits publics. L’accès Internet étant très facilement contrôlable et les données d’utilisation récoltées.

Caméras de surveillance

Nul besoin de parler de la pertinence de l’installation de certaines caméras de surveillance. Rappelons simplement qu’il devient encore une fois plus facile de les intégrer, tout en évitant de payer des frais de gestion et de doubler les logiciels et leurs frais puisqu’elles seront intégrées au centre de données partagées.

Bornes de recharge de véhicules

Avec la commercialisation de la voiture électrique qui croît d’année en année, il est possible d’utiliser le même réseau pour installer des bornes, les gérer, les analyser et même ultimement vendre l’énergie consommée de façon simple et efficace.

Géolocalisation et applications mobiles

L’ensemble des capteurs installés et rattachés au centre de données partagées est géoréférencé, ce qui permet une surveillance de l’ensemble des infrastructures de façon intuitive et visuelle. Ces données non sensibles jouent un rôle important pour le développement d’applications utiles et évolutives pour la Ville et la collectivité. Pour maximiser l’utilisation des données géoréférencées partagées, la Ville a donc l’opportunité de rendre disponibles toutes les infrastructures et autres données géoréférencées sur son territoire.

Voici des exemples de développement de services que peut engendrer le décloisonnement des données géoréférencées :
  • Endroits publics et liste des services;
  • Commerces et services;
  • Infrastructures : inventaire et gestion;
  • Activités touristiques, évènementielles et autres;
  • Localisation des éléments à caractère patrimonial;
  • Règlement de zonage correspondant par simple clic sur une carte;
  • Intégration des données déjà disponibles;
  • Localisation et surveillance de la flore et de la faune (localisation d’espèces nuisibles, d’arbres centenaires);
  • Etc.